Le parc


Charme et romantisme attendent les visiteurs lors de leur promenade dans le parc et le jardin.

La richesse de l’architecture du château de Balleroy est indissociable de la qualité de son parc à l’anglaise et de son jardin à la française.

Les paysagistes Bournot et Chatelain modifièrent au 19ème siècle les abords du château en créant des allées sinueuses.

Le jardin a été créé par André le Nôtre, roi des jardiniers et jardinier du roi Louis XIV, et remanié au début du 20ème siècle par Henri et Achille Duchêne.

Parc romantique

François Mansart avait créé un parc aux abords du château avec des aménagements paysagers selon l’axe est-ouest avec notamment des parterres de buis et un rond d’eau.

Au milieu du 19ème siècle, après le retour d’exil des propriétaires dû à la Révolution, un parc romantique fut crée sur le modèle des parcs à l’anglaise, très à la mode à cette époque. D’une surface de près de 8 000 hectares à l’origine, le domaine s’étend aujourd’hui sur 166 hectares.

Vous pourrez y flâner en suivant les parcours balisés et y admirer des arbres remarquables.

Jardins à la française

Les jardins à la française ne furent pas restaurés à l’emplacement originel mais entre les deux anciennes écuries du château. Ils furent réalisés au début du 20ème siècle par Henri Duchêne.

Henri Duchêne est né, à Lyon, en 1841. En 1862, il débuta sa carrière en tant que « chef des études » au Service des Promenades et Plantations de la ville de Paris où il travaille à la création de squares, jardins et parcs de la capitale.
Parallèlement à ses tâches dans l’administration, il crée et restaure des jardins privés, ce qui l’amène à quitter son emploi à la ville de Paris et à fonder sa propre agence dans les années 1880.

Henri Duchêne « se donna pour but, dès le début de sa carrière privée, de ramener l’art des Parcs et Jardins à l’architecture, c’est-à-dire au style français ». Pour Henri Duchêne, un parc est « un véritable document du passé.” Tous les éléments décoratifs du parc à la Française (grande perspective, terrasses, perrons, bassins, broderies de buis, statues, vases, motifs de treillages, etc.) concourent à l’effet général et témoignent de l’influence que M. Duchêne est arrivé à avoir sur le goût de ceux qui ont possédé ces grandes propriétés.

Le Colombier

Le colombier, lointain héritier du colombarium romain, est nommé plus souvent pigeonnier depuis le dix-huitième siècle mais le terme de colombier peut, dans une acception plus étroite, désigner un pigeonnier en forme de tour, généralement indépendant des autres bâtiments. Le colombier du Château est un colombier circulaire, composé de plus de 1700 nids ou « boulins » en pierre dans lesquels pouvaient nicher un couple d’oiseaux.

Le nombre de boulin était représentatif de l’étendue du domaine et donc de la puissance du seigneur. Le colombier avait donc un intérêt économique.

Les pigeons étaient auparavant très utiles. On les mangeait, on les utilisait comme messagers et on utilisait leurs fientes ou colombines comme engrais, pour les jardins. Par le passé, la colombine était très importante et il n’était pas rare de la voir mentionnée sur les contrats de mariage en guide de dot.

La visite de ce colombier vous permettra d’entrer dans l’un des rares ayant gardé sa disposition d’origine.